En Fait

A. était employé en qualité de collaborateur de vente chez X. SA sous les ordres de B., le directeur des bureaux de la société à W. En 1998, deux adresses e-mail ont été créées dans les bureaux de W. : une adresse professionnelle ouverte à tous les employés et une adresse privée destinée à B. Durant l'absence de B. pour maladie d'octobre à décembre 1999, A. a été chargé du suivi des affaires de la société et a été autorisé à consulter et utiliser l'adresse professionnelle.

En juin 2000, il a été découvert que A. avait dupliqué l'adresse personnelle de B. sur sa propre adresse, ce qui lui permettait d'accéder à tous les messages de B. sans avoir besoin de son nom d'utilisateur ni de son mot de passe. X. SA a licencié A. avec effet immédiat le 15 juin 2000 en invoquant ce détournement de la messagerie électronique de son supérieur.

En Droit

La cour cantonale a considéré que le seul fait pour A. d'avoir dévié sur sa propre adresse la messagerie de son supérieur hiérarchique constituait une atteinte grave aux droits de la personnalité de B. et justifiait un licenciement immédiat, sans avertissement préalable, car cela rompait irrémédiablement la confiance de l'employeur envers son employé.

Le Tribunal fédéral a confirmé cette décision. Même s'il n'a pas été établi que A. ait pris connaissance de messages privés ou les ait…