En Fait
La famille X. est entrée en Suisse en septembre 1999 et a demandé l'asile. Après des décisions d'asile négatives, l'Office fédéral des réfugiés a ordonné le 30 avril 2001 l'admission provisoire de la famille en raison de l'inexigibilité de l'exécution du renvoi. L'autorité d'aide sociale a calculé l'assistance pour la famille à partir du 1er juillet 2001 selon les taux de l'ordonnance cantonale sur l'asile, qui sont inférieurs aux taux de l'ordonnance cantonale sur l'aide sociale et aux directives CSIAS. Les recourants ont demandé que les prestations d'aide soient calculées selon les directives CSIAS, ce qui a été rejeté par les autorités cantonales. Ils ont alors formé un recours de droit public auprès du Tribunal fédéral.En Droit
Le Tribunal fédéral examine d'abord si l'ordonnance cantonale sur l'asile a une base légale suffisante dans le droit cantonal. Il conclut que la fixation de directives sur la nature et l'ampleur des prestations d'aide aux nécessiteux constitue certes un sujet fondamental et important qui devrait être réglé dans une loi formelle. Cependant, l'ordonnance cantonale sur l'asile peut néanmoins prétendre à la validité sur la base de la disposition transitoire constitutionnelle à l'article 148, alinéa 1, de la Constitution cantonale.
En outre, le Tribunal fédéral constate que les étrangers admis provisoirement, tout comme les demandeurs d'asile sans autorisation de séjour, peuvent…