En Fait
S., né en 1978 et originaire de Macédoine, est entré en Suisse en 1990 dans le cadre du regroupement familial et est titulaire d'un permis d'établissement pour le canton de Thurgovie. Le 22 janvier 1998, S. a été reconnu coupable par le Tribunal cantonal de Saint-Gall de divers délits commis entre 1995 et 1997 et a été placé dans un établissement d'éducation au travail conformément à l'art. 100bis CP. Par la suite, la police des étrangers du canton de Thurgovie a ordonné l'expulsion de S. de Suisse pour une durée de dix ans le 27 octobre 1998.
En Droit
Le Tribunal fédéral a décidé que le motif d'expulsion prévu à l'art. 10 al. 1 let. a LSEE est également applicable lorsqu'un étranger a été soumis uniquement à une mesure moniste telle que le placement dans un établissement d'éducation au travail. Ce qui est déterminant, c'est qu'il y ait eu une condamnation pour un crime ou un délit.
Le Tribunal fédéral a considéré la faute du recourant comme grave, car il a notamment été condamné pour des délits contre l'intégrité physique ainsi que pour des infractions à la loi sur les stupéfiants. Malgré le pronostic favorable du Tribunal cantonal quant aux chances de réinsertion, l'intérêt de la sécurité…