En Fait
Le 7 février 1950, la Cour pénale fédérale a condamné Métry à trois ans et demi de réclusion, quatre ans de privation des droits civiques et 20 000 francs d'amende pour faux dans les titres, escroquerie et infractions aux arrêtés fédéraux sur le service des paiements. Métry a purgé sa peine privative de liberté. Le 29 juillet 1958, la Confédération a engagé une poursuite pour recouvrer l'amende, mais Métry a fait opposition, invoquant la prescription.
Le 14 octobre 1958, le juge-instructeur pour le district de Sion a refusé de lever l'opposition, estimant que l'amende était prescrite en vertu de l'art. 73 ch. 1 CP. Cette décision a été confirmée le 25 février 1959 par le Tribunal cantonal valaisan.
Le 18 mai 1960, le Ministère public fédéral a saisi la Chambre d'accusation du Tribunal fédéral, lui demandant de prononcer que l'amende n'est pas prescrite et de renvoyer la cause au Tribunal cantonal pour qu'il ordonne la mainlevée de l'opposition.
En Droit
La Chambre d'accusation rejette la requête du Ministère public fédéral. Elle considère que le Tribunal fédéral est compétent en vertu de l'art. 357 CP, car le refus des autorités valaisannes de lever l'opposition constitue une violation de l'obligation d'entraide judiciaire envers la Confédération.
Cependant, le droit de la Confédération de requérir la saisie était périmé le 18 mai 1960, car la procédure de mainlevée avait pris fin le 8 avril 1959 avec la notification de…