En Fait
Mme A.X. et M. B.Y. se sont mariés le 31 mars 1994. Par ce mariage, Mme A.X. a acquis la nationalité de la ville de Winterthur et du canton de Zurich, sans perdre sa nationalité de célibataire de la commune et du canton de Zoug. De cette union est né le 17 juin 1995 le fils C., qui porte le nom de famille X. et a acquis la nationalité de la ville de Winterthur et du canton de Zurich.
Le 8 juillet 1995, A.X., B.Y.X. et C.X. ont demandé à l'office de l'état civil de Zoug l'inscription de B.Y.X. et C.X. dans le registre de famille de la commune de Zoug, afin de leur conférer la nationalité cantonale et communale de Zoug. L'office de l'état civil de Zoug a rejeté cette requête, ce qui a été contesté par les recourants.
En Droit
Le Tribunal fédéral a tout d'abord constaté que le recours de droit administratif était recevable, car il s'agissait d'une affaire d'état civil. Les dispositions du Code civil sur l'acquisition de la nationalité par le mariage et par filiation sont certes contraires au principe de l'égalité des droits entre hommes et femmes, mais elles restent néanmoins déterminantes pour les autorités administratives et les tribunaux.
Le Tribunal fédéral a nié que l'acquisition d'une nationalité cantonale et communale relève de la protection du droit au respect de la vie privée et familiale ou de la…