En Fait
De 1979 à 1989, A. a été Consul de l'État X. à Genève. En 1986 et 1987, A. a signé des garanties au nom de X. en faveur de deux sociétés X., C. SA et E. SA, qui avaient conclu des contrats avec des entreprises italiennes pour la construction d'usines. Ces garanties, soumises au droit suisse, ont été émises en faveur d'un groupe de banques suisses (les demanderesses) qui ont financé les crédits accordés à C. SA et E. SA. Après le non-remboursement des prêts par ces deux sociétés, X. a contesté la validité de ses engagements. Les banques ont alors déposé une demande auprès des autorités judiciaires genevoises.En Droit
Le Tribunal fédéral a tout d'abord examiné la question du droit applicable. Il a considéré que les garanties émises par A. devaient être qualifiées de garanties bancaires régies par le droit suisse, en application des règles de conflit de lois. Concernant les effets externes de la représentation, le Tribunal fédéral a également appliqué le droit suisse, dès lors que le Consul A. a exercé son activité prépondérante en Suisse.
Le Tribunal fédéral a ensuite rejeté l'argument de X. selon lequel A. aurait abusé de ses pouvoirs. Selon la jurisprudence, lorsque le représentant abuse de ses pouvoirs, le tiers de bonne foi est protégé, à condition que le représenté ait communiqué les pouvoirs du représentant. En l'espèce, le Tribunal fédéral a…