En Fait
Née en 1912, Mme S. a demandé en juin 1990 à bénéficier de prestations complémentaires (PC) à sa rente AVS simple. En novembre 1990, la Caisse de compensation du canton de Thurgovie lui a accordé une prestation complémentaire mensuelle à compter du 1er mai 1990. En décembre 1992, Mme S. a informé la Caisse de compensation qu'elle résidait dans la maison de retraite Y. La Caisse de compensation a alors suspendu le versement des PC à partir de février 1993 et a procédé à un nouveau calcul des prestations complémentaires, qui a révélé qu'il n'y avait pas eu de droit aux PC entre août 1990 et mai 1993. La Caisse de compensation a alors obligé Mme S. à rembourser les prestations complémentaires versées entre août 1990 et janvier 1993, soit un montant total de 13'388 francs.
En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances précise que le recouvrement est admissible conformément aux dispositions sur la révision ou la révision de procédure de la décision formellement entrée en force, par laquelle la prestation en question a été accordée. Selon un principe général du droit des assurances sociales, l'administration peut revoir une décision formellement entrée en force si elle est manifestement erronée et si sa rectification revêt une importance essentielle.
Lors du nouveau calcul des prestations complémentaires pour déterminer le montant à rembourser, tous les changements de fait augmentant ou…