En Fait
M., né en 1945, mécanicien, a travaillé pour l'entreprise X. SA de 1985 à 2003. En septembre 2003, il a été diagnostiqué avec un mésothéliome pleural gauche, une maladie professionnelle liée à l'amiante. Après plusieurs cycles de chimiothérapie, son état s'est progressivement dégradé et il est décédé le 28 juillet 2004. La Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (CNA) a pris en charge le traitement médical et versé les indemnités journalières, mais a refusé d'accorder une indemnité pour atteinte à l'intégrité à la veuve et à la fille de M. Le Tribunal cantonal des assurances de Genève a annulé cette décision et reconnu le droit à l'indemnité. La CNA a alors recouru contre cette décision.En Droit
La Cour fédérale a jugé que le droit à l'indemnité pour atteinte à l'intégrité n'est ouvert que lorsque l'atteinte est durable, c'est-à-dire lorsqu'elle subsistera avec au moins la même gravité pendant toute la vie de l'assuré. En cas de maladie professionnelle grave et incurable réduisant considérablement l'espérance de vie, cette condition est remplie lorsqu'au moins un an s'est écoulé entre le moment où le traitement ne peut plus apporter d'amélioration et le décès. Or, en l'espèce, seulement huit mois et demi se sont écoulés entre la fin du traitement curatif et le décès, ce qui n'est pas suffisant pour ouvrir le droit à…