En Fait
La requérante, née en 1955, a commencé à percevoir des indemnités journalières de l'assurance-chômage le 7 juin 1993. Le 9 novembre 1993, l'Office cantonal du travail de Bâle-Ville lui a proposé un poste d'employée de cantine auprès du Service X, à temps partiel et de manière temporaire jusqu'au 15 avril 1994, avec possibilité d'un engagement fixe ultérieur. Après avoir effectué deux jours d'essai les 12 et 15 novembre 1993, la requérante s'est vu refuser le poste. La Caisse publique d'assurance-chômage de Bâle-Ville l'a alors suspendue de son droit aux indemnités pendant 25 jours à compter du 2 novembre 1993, au motif qu'elle avait, par son "manque de motivation", compromis son engagement fixe. La requérante a recouru contre cette décision, faisant valoir que le poste n'était que temporaire et à temps partiel, sans garantie d'un engagement fixe ultérieur. La Commission cantonale d'arbitrage pour l'assurance-chômage du canton de Bâle-Ville a partiellement admis le recours et suspendu la requérante de son droit aux indemnités pendant 20 jours à compter du 2 novembre 1993, au motif qu'elle avait refusé un emploi qui lui avait été raisonnablement proposé.En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances considère que le comportement de la requérante lors des deux jours d'essai a au moins contribué à ce qu'elle ne soit pas engagée. Bien que le poste ne fût que temporaire et à temps partiel, sans garantie d'un engagement fixe ultérieur, la requérante était néanmoins tenue, en vertu de l'art. 16 al. 1bis LACI alors applicable, d'accepter cet emploi…