En Fait
Le cas concerne un litige entre une société anonyme (la demanderesse) et son ancien employé (le défendeur), qui a travaillé en tant qu'ingénieur-chef de son bureau technique du 1er septembre 1973 au 14 août 1980. Le défendeur a commis une erreur dans les calculs de la soumission pour un projet, ce qui a entraîné une perte pour la société. La société a intenté une action en dommages-intérêts contre le défendeur après la fin de son contrat de travail.
Les faits clés sont les suivants
- Le défendeur a commis une erreur de l'ordre de fr. 200'000.-- dans les calculs de la soumission.
- La société a subi une perte nette de fr. 354'686.50 en raison de cette erreur.
- Le défendeur n'avait pas de formation commerciale et n'avait pas été spécialement engagé pour remplir des soumissions.
- Le directeur technique de la société, X., n'a pas vérifié les calculs de la soumission avant de conclure le contrat avec le client.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné la question de savoir si la société avait renoncé à ses prétentions en dommages-intérêts en ne les faisant pas valoir avant la fin du contrat de travail du défendeur. Le Tribunal a considéré que la société n'avait pas renoncé à ses prétentions, car elle n'avait pas eu l'occasion de manifester son intention au défendeur avant la fin des rapports de travail.
Le Tribunal a également examiné la question de la responsabilité du défendeur pour les dommages-intérêts. Il a considéré que le défendeur avait commis une faute en fixant les prix offerts dans la soumission sur la base d'une construction tout à fait courante représentant des conditions simples, d'où nette sous-évaluation. Cependant, le Tribunal a également considéré que l'importance de la faute ne pouvait être négligée dans la…