En Fait
Le litige porte sur la fixation de la contribution d'entretien due par le père ([P.]) pour son fils (B.), né du mariage entre [P.] et C. Après le divorce en 1985, la garde de l'enfant a été confiée à la mère. Le père a été condamné à verser une contribution mensuelle de 500 CHF. En 1990, le fils a demandé une augmentation de cette contribution, qui a été fixée à 900 CHF par le tribunal de district, puis à 1'025 CHF par le tribunal cantonal. Le fils a recouru contre cette décision au Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral considère que l'obligation alimentaire du beau-parent (le nouvel époux de la mère) est seulement subsidiaire par rapport à celle du parent biologique. Dès lors, le revenu du beau-parent ne peut pas être pris en compte de manière intégrale pour le calcul de la contribution d'entretien due par le père.
Par ailleurs, le Tribunal fédéral estime que, compte tenu de la situation financière nettement plus favorable du père par rapport à la mère, il est justifié de faire supporter au père la totalité du besoin en argent de l'enfant, la mère assumant déjà l'essentiel de la prise en charge en nature. Une augmentation de la contribution d'entretien est donc justifiée.
Enfin, le Tribunal fédéral considère que le fait que l'enfant…