En Fait

Le recourant, un homme né en 1974 au Kosovo, est entré en Suisse en 1989 et a obtenu l'autorisation d'établissement en 1991. Il a épousé une compatriote en 1995 et a trois enfants, tous nés en Suisse et bénéficiant d'une autorisation d'établissement. Le recourant a été condamné à plusieurs reprises, notamment pour vol en bande, dégradation de biens et violation de domicile. L'office de la migration du canton de Lucerne l'a expulsé de Suisse en 2008, ce que le tribunal administratif du canton de Lucerne a confirmé.

Le recourant a demandé au Tribunal fédéral l'annulation de la décision et le renouvellement de son autorisation d'établissement. Il a fait valoir que l'expulsion violait son droit à être entendu et l'obligation de motiver la décision, et que l'instance précédente avait établi les faits de manière erronée.

En Droit

Le Tribunal fédéral a examiné la proportionnalité de l'expulsion et a constaté que le recourant, bien qu'ayant commis à plusieurs reprises des infractions, n'avait commis que des fautes mineures ces dernières années. Il a estimé que l'expulsion n'était pas proportionnée, dans la mesure où le recourant et sa famille étaient bien intégrés en Suisse et que l'expulsion aurait de graves conséquences personnelles et financières pour la famille.

La cour a souligné que l'expulsion après une longue…