En Fait
Les parties se sont mariées après que le fiancé ait acheté une propriété à son nom. Le prix d'achat s'élevait à Fr. 23'000.--, dont Fr. 11'000.-- provenaient de la fiancée et Fr. 12'000.-- étaient financés par la prise en charge d'une hypothèque. La juridiction inférieure a constaté que le solde du compte d'épargne de la fiancée serait devenu un bien personnel de la femme si cela avait subsisté inchangé jusqu'au mariage. Le mari avait cependant disposé du bien personnel sans le consentement de la femme.
La femme divorcée a réclamé toute la propriété, y compris l'augmentation de valeur conjoncturelle et une charge hypothécaire inchangée de Fr. 12'000.--. La juridiction inférieure a cependant décidé que l'achat de la propriété du 12 décembre 1960 avait été conclu en vue du mariage imminent et ne devait pas concerner uniquement le bien personnel d'un seul époux.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné si l'achat de la propriété pouvait être considéré comme un remplacement des biens personnels de la femme. La juridiction inférieure a constaté que le montant de Fr. 11'000.-- provenant de la fiancée concernait un solde du compte d'épargne à la Banque cantonale des Grisons, qui serait devenu un bien personnel de la femme si cela avait subsisté inchangé jusqu'au mariage.
Le Tribunal fédéral a cependant décidé que la propriété en question n'appartenait pas aux biens personnels du mari, bien qu'elle fût sa propriété lors du début du mariage sous le régime de la communauté de biens. Le versement de la somme de Fr. 11'000.-- pour cet achat par la fiancée ne peut être considéré ni comme un prêt ni comme un don au fiancé.
Le Tribunal fédéral a conclu que la femme divorcée n'avait pas droit à toute la propriété, y compris l'augmentation de…