En Fait
Le Tribunal fédéral a statué dans cette affaire sur la compétence des autorités suisses en cas d'infractions transfrontalières ainsi que sur la recevabilité des demandes d'indemnisation accessoires dans la procédure pénale. Le recourant, un ressortissant autrichien domicilié en Lituanie, a été condamné par le Tribunal cantonal de Saint-Gall pour détournement et escroquerie par métier. Il a ensuite formé un recours de droit public et un recours en nullité contre le jugement. En ce qui concerne le verdict de culpabilité pour escroquerie par métier dans le cas de J. Inc./K., le Tribunal fédéral a annulé le jugement, car le Tribunal cantonal avait à tort refusé l'audition de K. en tant que témoin. Cela constitue une violation du droit d'être entendu. Concernant les condamnations pour escroquerie par métier au préjudice du groupe autour de N. ainsi qu'au préjudice de D., le Tribunal fédéral est cependant parvenu à la conclusion que les autorités suisses n'étaient pas compétentes. Certes, en cas de délits commis par métier, la compétence suisse peut déjà être affirmée si l'un des actes constitutifs a été accompli en Suisse. Cependant, au niveau international, il est nécessaire d'examiner de manière autonome pour chaque acte individuel si le lieu de l'action ou du résultat se trouve en Suisse selon l'art. 7 aCPén. Étant donné que dans ces cas, ni les actes ni le résultat ne s'étaient produits en Suisse, il n'y avait pas de lien suffisant avec la Suisse. Enfin, le Tribunal fédéral s'est penché sur la question de la compétence pour les demandes d'indemnisation accessoires. Il est parvenu à la conclusion que le silence de la LDIP sur la procédure d'indemnisation accessoire ne doit pas être interprété comme une exclusion de la possibilité de faire valoir des prétentions civiles devant le for du tribunal pénal. Au contraire, la demande civile doit être considérée dans ces cas comme un accessoire de la demande pénale, de sorte que l'accusé ne peut pas se prévaloir de la garantie du juge du domicile. Par conséquent, le Tribunal d'arrondissement d'Alttoggenburg-Wil a à juste titre affirmé sa compétence pour juger les demandes civiles.En Droit
Dans ses motifs, le Tribunal fédéral a exposé ce qui suit : 1. Sur la question de la compétence en cas d'infractions transfrontalières : - En cas de délits commis par métier, il ne suffit pas qu'un des actes constitutifs ait été accompli en Suisse pour affirmer la compétence suisse. Il faut plutôt examiner de manière autonome pour chaque acte individuel si le lieu de l'action ou du résultat se trouve en Suisse selon l'art. 7 aCPén. - En l'espèce, il…