En Fait
Par un jugement du 11 janvier 2008, X. a été condamnée pour diverses infractions à une peine privative de liberté de quarante jours avec sursis pendant deux ans. L'exécution de la peine a été suspendue au profit d'un traitement institutionnel, en raison des troubles psychiatriques affectant X.
Le Ministère public du canton de Vaud a formé un recours en matière pénale, concluant principalement à la réforme de l'arrêt entrepris en ce sens que le montant du jour-amende soit fixé à 10 francs et la peine prononcée ferme.
Le Tribunal fédéral a admis le recours et renvoyé la cause pour nouvelle décision.
En Droit
Sur la fixation de la peine pécuniaire, le Tribunal fédéral a rappelé les principes régissant la détermination du jour-amende, en particulier le principe du revenu net et la prise en compte du minimum vital. Il a relevé que les frais de placement de l'intimée en EMS devaient être examinés pour savoir s'ils pouvaient être déduits de son revenu net, conformément à l'article 380 CP.
Le Tribunal fédéral a également précisé que le montant du jour-amende ne doit pas être réduit à une valeur symbolique, sous peine de priver…