En Fait
Le cas concerne un couple marié, R. (l'époux) et S. (l'épouse), qui ont contracté mariage le 16 janvier 1998. Leur union est restée sans enfant. Cependant, l'épouse a donné naissance à un enfant, E., le 29 mars 2002, dont le père biologique est son nouveau partenaire avec qui elle vit depuis le 1er octobre 2001. Le président du tribunal de district de Baden a rendu une décision le 17 mai 2002, autorisant les époux à vivre séparément et confiant la garde de l'enfant à la mère. L'époux a été condamné à payer une pension alimentaire pour l'enfant et à contribuer à l'entretien de l'épouse.
L'époux a interjeté appel de cette décision devant le tribunal cantonal, qui a annulé les dispositions relatives à la pension alimentaire pour l'enfant et a modifié la contribution à l'entretien de l'épouse. L'époux a alors formé un recours constitutionnel subsidiaire auprès du Tribunal fédéral, alléguant une violation de l'interdiction de la reformatio in pejus et une décision arbitraire concernant la durée de la période de transition pour que l'épouse reprenne une activité lucrative après la naissance de l'enfant.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné les griefs de l'époux et a constaté que le tribunal cantonal avait violé l'interdiction de la reformatio in pejus en augmentant la contribution à l'entretien de l'épouse sans que l'épouse n'ait formé de recours incident. Le Tribunal fédéral a considéré que les prétentions de l'épouse et de l'enfant sont distinctes et que la contribution à l'entretien de l'épouse est régie par la maxime de disposition, ce qui signifie que l'époux peut demander le montant qu'il estime approprié pour son entretien personnel.
En ce qui concerne la durée de la période de transition pour que l'épouse reprenne une activité lucrative, le Tribunal fédéral a estimé que le tribunal cantonal n'avait pas agi de manière…