En Fait
Le 5 février 2002, X. et Y., propriétaires d'une parcelle, ont ouvert une action contre Z., propriétaire du bien-fonds voisin, sur la base de l'art. 684 CC. Ils se plaignaient d'immissions excessives (privation de lumière et d'ensoleillement, maintien artificiel d'une humidité excessive) et ont conclu à ce que le défendeur soit condamné à abattre huit arbres. Le Président du Tribunal civil de l'arrondissement de l'Est vaudois a rejeté la demande, une décision confirmée par la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois.
Le Tribunal fédéral a rejeté dans la mesure de sa recevabilité le recours en réforme des demanderesses.
En Droit
La Cour a considéré que le litige devait d'abord être examiné au regard de la législation cantonale, réservée par l'art. 688 CC, l'art. 684 CC n'intervenant qu'à titre subsidiaire. Les plantations litigieuses sont protégées par la loi cantonale sur la protection de la nature, des monuments et des sites (LPNMS) et ne peuvent faire l'objet d'actions que si elles causent un préjudice grave, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.
Le Tribunal fédéral a jugé que le droit public cantonal n'est pas soumis à la réserve du droit civil fédéral et que les…