En Fait
Le 19 juin 1995, la Direction de l'économie publique et de la police du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures ont édicté des directives communes sur la pratique d'autorisation pour les artistes, musiciens, artistes de cirque, danseurs, danseuses et disc-jockeys étrangers. Conformément à ces directives, les autorisations de séjour pour les danseurs et danseuses dans les boîtes de nuit ou établissements similaires, dont les prestations servent à l'animation érotique, ne sont désormais délivrées qu'aux ressortissants des États de l'UE ou de l'AELE.
Rudolf Kreis, propriétaire du Cabaret Rebluus à Tobel, ainsi que cinq autres exploitants de boîtes de nuit du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures ont déposé un recours de droit public contre ces directives.
En Droit
Le Tribunal fédéral n'est pas entré en matière sur le recours de droit public, car les recourants n'étaient pas touchés dans leurs intérêts protégés par la loi ou la Constitution, ni par des décisions individuelles ni par les directives contestées.
Le Tribunal fédéral a expliqué que les autorités compétentes décident des autorisations de séjour dans le cadre des dispositions légales et des traités avec l'étranger, selon leur libre appréciation. L'ordonnance sur la limitation du nombre d'étrangers ne fait que fixer les limites formelles et matérielles que les cantons doivent respecter lors de la délivrance des autorisations de séjour, mais ne crée pas de droit subjectif.
Ni l'interdiction générale de l'arbitraire selon l'art. 4 Cst. ni la liberté du commerce et de l'industrie…