En Fait
O., née en 1960, a travaillé du 12 avril au 7 août 2000 comme secrétaire au service interne des ventes chez la société X. Ensuite, elle a été employée comme employée de bureau chez la société Y. jusqu'au 16 novembre 2000. Après la fin de cet emploi temporaire, elle s'est inscrite le 17 novembre 2000 auprès de la caisse de chômage du canton de Zoug pour un placement. La caisse de chômage a fixé le salaire assuré en incluant les indemnités pour heures supplémentaires à 5'791 francs.
En accueillant partiellement le recours de O., le Tribunal administratif du canton de Zoug a annulé la décision contestée de la caisse et a fixé le salaire assuré à 5'929 francs, en déduisant les éléments de salaire correspondant aux heures supplémentaires.
Par un recours de droit administratif, O. a demandé que le salaire assuré soit fixé à 8'008 francs ou que les cotisations correspondant aux indemnités pour heures supplémentaires lui soient remboursées.
En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances a décidé que les indemnités pour heures supplémentaires ne font pas partie du salaire assuré conformément à l'art. 23 al. 1 LACI. L'assurance-chômage ne doit offrir une couverture d'assurance que pour une activité salariée normale et usuelle et ne pas accorder d'indemnisation pour la perte de gains résultant d'une suractivité.
Le Tribunal a précisé que non seulement les indemnités pour heures supplémentaires, mais aussi la rémunération pour le travail effectué au-delà de la durée normale de travail prévue par le contrat de travail…