En Fait
Le Tribunal fédéral examine la question de savoir si des avocats employés dans un cabinet d'avocats organisé sous forme de société anonyme peuvent être inscrits au registre cantonal des avocats. Cela revient à décider si la forme de la société anonyme est admissible en droit fédéral pour les cabinets d'avocats souhaitant exercer dans le domaine du monopole.
L'instance précédente avait rejeté l'inscription des recourants au registre des avocats, considérant que la forme de la société anonyme pour les cabinets d'avocats était incompatible avec l'indépendance institutionnelle conformément à l'art. 8 al. 1 let. d de la Loi fédérale sur la libre circulation des avocats (LLCA).
Les recourants critiquent l'interprétation de l'instance précédente de l'art. 8 al. 1 let. d LLCA et font valoir qu'une interdiction des sociétés d'avocats n'est pas compatible avec la liberté économique (art. 27 Cst.).
En Droit
Le Tribunal fédéral expose d'abord la portée générale de l'art. 8 LLCA et son interprétation jurisprudentielle antérieure. Ensuite, il prend en compte la pratique cantonale relative à l'admission des sociétés anonymes d'avocats, les situations de fait, la doctrine, la situation juridique dans les pays voisins ainsi que les efforts législatifs actuels.
Le Tribunal fédéral conclut que l'art. 8 al. 1 let. d LLCA n'exclut pas d'emblée les sociétés d'avocats. Celles-ci sont plutôt admissibles dans la mesure où l'indépendance des avocats employés est assurée de la même manière que pour…