En Fait

[X.] et [Z.] ont divorcé en Autriche. Les conséquences patrimoniales du divorce y font l'objet de procédures pendantes. L'épouse [X.] a obtenu en Autriche une interdiction de disposer sur de nombreux biens immobiliers et dispose d'informations selon lesquelles le mari [Z.] dispose de différents comptes auprès de la banque [Y.] en Suisse.

Sur cette base, [X.] a demandé au tribunal de district de Zurich des mesures superprovisoires pour interdire au mari de disposer de ces actifs en Suisse et ordonner à la banque [Y.] de maintenir les comptes bloqués. Le tribunal de district et le tribunal cantonal de Zurich ont rejeté la demande, car la recourante n'avait pas suffisamment étayé l'étendue de ses créances et le risque pour ces créances.

En Droit

Le Tribunal fédéral confirme la décision du tribunal cantonal. Il constate que pour l'adoption de mesures provisionnelles en Suisse, l'existence et l'étendue des créances doivent être rendues vraisemblables et le besoin de sûreté, c'est-à-dire le risque pour les créances, doit être démontré. Le tribunal cantonal a à juste titre estimé que la recourante n'a pas rempli ces conditions, car elle n'a ni chiffré l'étendue de ses créances alimentaires et matrimoniales,…