En Fait
Le recourant, un ressortissant algérien, a été condamné pour rupture de ban et a subi une détention excessive de 27 jours. La cour cantonale a alloué une indemnité de 935 fr. pour tort moral, en tenant compte du coût de la vie en Algérie, pays vers lequel le recourant devait être expulsé. Le recourant a formé un recours en matière pénale contre cette décision, contestant notamment la prise en compte du coût de la vie en Algérie pour fixer l'indemnité.
Les faits de la cause sont les suivants : le recourant a été arrêté et incarcéré à bon droit pour rupture de ban, mais sa détention a excédé la durée de la peine prononcée. La cour cantonale a considéré que l'indemnisation devait compenser une détention excessive de 27 jours et a retenu que le recourant, ressortissant algérien, avait fait l'objet de deux mesures d'expulsion entrées en force et était dans l'obligation de quitter le territoire suisse pour regagner l'Algérie.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné la question de savoir si la cour cantonale avait violé le droit fédéral en tenant compte du coût de la vie en Algérie pour fixer l'indemnité pour tort moral. Le Tribunal fédéral a rappelé que, selon la jurisprudence, il n'y a en principe pas lieu de prendre en considération les frais d'entretien au domicile de l'ayant droit lors de la fixation de l'indemnité pour tort moral, mais que des exceptions peuvent être faites lorsque le bénéficiaire domicilié à l'étranger serait exagérément avantagé en raison des conditions économiques et sociales existant à son lieu de domicile.
Le Tribunal fédéral a considéré que, dans le cas présent, la cour cantonale avait pu prendre en compte le coût de la vie en Algérie pour fixer l'indemnité, car le recourant était sous le coup de deux mesures d'expulsion pénale entrées en…