En Fait
L. a subi un accident en 1968 qui a nécessité l'amputation de sa jambe droite. Par la suite, il a rencontré des complications récurrentes au niveau du moignon, nécessitant des traitements médicaux. En 1990, une nouvelle intervention chirurgicale a été effectuée pour assainir le moignon. L'office AI a refusé de prendre en charge les coûts de cette intervention, considérant qu'elle visait à traiter la maladie elle-même et non une mesure de réadaptation. Le tribunal cantonal a cependant estimé que la prothèse fournie par l'AI était une cause adéquate partielle des problèmes de santé ayant nécessité cette intervention, et a donc condamné l'AI à prendre en charge 20% des coûts. L'AI a recouru contre cette décision.En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances considère que lorsqu'une mesure de réadaptation ordonnée par l'assurance est une cause adéquate, même partielle, d'un dommage subi par l'assuré, l'AI doit en prendre en charge les frais de traitement dans leur intégralité. En effet, l'AI étant une assurance à caractère final, visant à couvrir le risque d'invalidité indépendamment de l'origine de celle-ci, il n'y a pas lieu de limiter sa responsabilité à la seule part…