En Fait
La société polonaise à responsabilité limitée A. a été déclarée en faillite par le Tribunal d'arrondissement de B. (Pologne) le 11 décembre 2007. Le 24 juin 2010, le Tribunal de première instance du canton de Genève a reconnu en Suisse le jugement de faillite et a ordonné l'exécution de la faillite ancillaire. La créancière X. SA a été admise à l'état de collocation en "gage mobilier" pour une créance de 1'576'756 fr. 49 garantie par le nantissement des créances de A. figurant au chiffre 1 de l'inventaire.
Le 28 juin 2011, l'office a demandé à X. SA si elle renonçait à ce que l'administration procède au recouvrement des créances portées au chiffre 1 de l'inventaire et lui a offert la cession des droits de la masse conformément à l'art. 260 LP, cession que celle-ci a acceptée. La masse en faillite polonaise a formé une plainte contre cette décision, qui a été annulée par la Cour de justice du canton de Genève.
X. SA a formé un recours en matière civile contre cet arrêt, qui a été partiellement admis par le Tribunal fédéral. Le Tribunal fédéral a invité l'Office des faillites de Genève à donner en paiement à X. SA les créances de A. contre Z. SA et Y. SA à concurrence de 1'576'756 fr. 49 et à en céder le solde à la masse en faillite étrangère.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné la question de savoir si la masse en faillite étrangère avait la qualité pour former plainte contre la décision de l'administration de la masse ancillaire de céder des droits à un créancier colloqué. Le Tribunal fédéral a considéré que la qualité pour porter plainte selon l'art. 17 LP est reconnue à toute personne lésée ou exposée à l'être dans ses intérêts juridiquement protégés.
Le Tribunal fédéral a également examiné la question de savoir si tous les créanciers colloqués dans la faillite ancillaire ou seuls les créanciers privilégiés pouvaient obtenir la cession de prétentions avant que celle-ci ne soit proposée à l'administration de la faillite étrangère. Le Tribunal fédéral a considéré que les créanciers gagistes et les créanciers privilégiés pouvaient obtenir la cession de prétentions.
Le Tribunal fédéral a appliqué les règles relatives…