En Fait
Michel Bérard travaille à temps partiel au service de son père, Albert Bérard, agriculteur indépendant. La Caisse cantonale fribourgeoise de compensation a constaté que les montants déclarés à l'autorité fiscale par Albert Bérard au titre de salaires versés à son fils étaient notablement supérieurs à ceux qui avaient été annoncés à l'AVS. La caisse a donc réclamé à Albert Bérard des cotisations paritaires AVS/AI/APG/AC sur la part des rémunérations non déclarées à l'AVS pour la période du 1er janvier 1979 au 31 décembre 1982. De plus, elle lui a demandé le paiement d'une somme au titre de réparation du dommage causé par la péremption des cotisations relatives aux salaires non déclarés pour les années 1974 à 1978.En Droit
Selon l'art. 52 LAVS, l'employeur qui, intentionnellement ou par négligence grave, n'observe pas des prescriptions et cause ainsi un dommage à la caisse de compensation est tenu à réparation. En l'espèce, le Tribunal fédéral des assurances a considéré que le recourant, Albert Bérard, a commis une négligence grave en ne déclarant pas à l'AVS la totalité des rémunérations versées à son fils. Bien qu'il ne soit pas à la tête d'une entreprise organisée, le fait qu'il ait déclaré une partie des salaires démontre qu'il était conscient de son obligation de payer des cotisations paritaires en sa qualité d'employeur. Dès lors, sa…