En Fait

François Wirthner a été licencié avec effet immédiat par son employeur pour justes motifs. La caisse cantonale genevoise d'assurance-chômage a suspendu son droit à l'indemnité pendant 48 jours, au motif qu'il était responsable de son chômage. Wirthner a recouru contre cette décision auprès de la Commission cantonale genevoise de recours en matière d'assurance-chômage. Parallèlement, il a ouvert une action contre son employeur devant les tribunaux des prud'hommes. La commission cantonale a alors suspendu l'instruction de son recours jusqu'à ce que les autres procédures soient terminées. En 1983, les parties ont conclu une convention réglant le litige avec l'employeur. La commission cantonale a alors invité Wirthner à confirmer s'il maintenait son recours, le menaçant de le considérer comme retiré en cas de silence. Wirthner n'ayant pas répondu, la commission a déclaré la décision de l'assurance-chômage définitive. Wirthner a alors recouru au Tribunal fédéral des assurances.

En Droit

Le Tribunal fédéral des assurances considère que le recours ne peut pas être retiré tacitement par le silence de Wirthner face à la lettre de la commission cantonale. Le dépôt du recours était une condition suffisante pour que l'autorité statue sur le litige, sans qu'il soit nécessaire que le recourant confirme par la suite son intention de recourir. La commission…