En Fait

Le 31 décembre 2002, la ressortissante russe X. est entrée illégalement en Suisse avec l'aide de passeurs, sans passeport ni visa. Le même jour, elle s'est présentée au centre d'accueil de Kreuzlingen et a demandé l'asile. Sa demande a été rejetée et son renvoi ordonné. X. est restée en Suisse malgré cela. Le 8 janvier 2004, l'Office des migrations du canton de Lucerne a déposé une plainte pénale pour entrée et séjour illégaux. Le Tribunal cantonal de Lucerne l'a reconnue coupable d'entrée et de séjour illégaux et l'a condamnée à une peine de prison avec sursis de 8 semaines et à une amende. X. a recouru en nullité contre ce jugement, mais son recours a été rejeté.

En Droit

La Cour examine d'abord si l'entrée de la recourante était illégale au sens de l'art. 23 al. 1 4e phrase LSEE. Elle conclut que l'entrée était illégale, car la recourante n'avait ni passeport ni visa, et n'a pas non plus franchi la frontière à un poste-frontière contrôlé.

La recourante invoque un état de nécessité justificatif au sens de l'art. 34 ch. 1 al. 1 CP pour justifier son entrée illégale. Cependant, les dispositions spéciales du droit pénal des étrangers (art. 23 al. 3 LSEE et art. 31 de la Convention de Genève) régissent de manière exhaustive les conditions dans lesquelles l'entrée illégale d'un réfugié est…