En Fait
Le recourant [X.] a été condamné par le tribunal supérieur du canton de Berne pour de multiples et graves infractions à la loi sur les stupéfiants, de multiples et graves blanchiments d'argent ainsi que pour infraction à la loi sur l'assurance-chômage à une peine de prison de quatre ans, une amende de 20'000.-- francs et une expulsion du territoire de dix ans.
Le recourant a déposé une demande de libération conditionnelle, qui a été partiellement admise. La section de l'exécution des peines et des mesures de l'office des mesures de contrainte et de prise en charge a accordé au recourant la libération conditionnelle sous réserve d'une période d'épreuve de deux ans, mais lui a refusé la suspension de l'exécution de l'expulsion de dix ans.
Le tribunal administratif du canton de Berne a confirmé la décision du 22 mai 2001. Le recourant a formé un recours de droit administratif avec les conclusions d'annuler la décision du tribunal administratif du canton de Berne et de suspendre probatoirement l'exécution de l'expulsion prononcée le 10 octobre 2000.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné le recours de droit administratif et a constaté que l'instance précédente avait évalué les chances de réinsertion du recourant en Albanie comme meilleures ou au moins pas pires qu'en Suisse.
Le Tribunal fédéral a exposé que l'autorité décide de la suspension probatoire de l'expulsion en fonction de son pouvoir d'appréciation et que la décision doit reposer sur des motifs objectivement fondés. Le Tribunal fédéral n'annule la décision que si l'instance cantonale a pris en compte des aspects non pertinents sur le plan juridique ou a mal évalué des aspects essentiels…