En Fait
Le recourant, un ressortissant italien, vivait en Suisse depuis l'âge de 9 ans et avait obtenu une autorisation d'établissement. Il s'était rendu coupable de plusieurs délits, notamment des infractions liées aux stupéfiants et des délits contre la propriété, et avait été condamné à plusieurs peines de prison. La police des étrangers du canton de Berne a finalement décidé de l'expulser de Suisse. Le recourant a demandé au Tribunal fédéral d'annuler la décision du Tribunal administratif du canton de Berne et de lui permettre de rester en Suisse.
Le recourant avait suivi plusieurs thérapies et cures de désintoxication pour surmonter sa dépendance aux stupéfiants, mais sans succès à long terme. Depuis juillet 1998, il participait à la distribution contrôlée de drogues (KODA-1) et travaillait à 50% dans un atelier de réparation de vélos.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné si l'expulsion du recourant était proportionnée. Il a constaté que le recourant s'était rendu coupable de plusieurs délits, mais également qu'il n'avait pas été poursuivi pénalement depuis sa participation à la distribution contrôlée de drogues. Le Tribunal a estimé que le risque que le recourant se rende à nouveau coupable existe toujours, mais n'est pas aussi élevé que ce que l'instance précédente l'avait supposé.
Le Tribunal a pesé l'intérêt public à expulser le recourant contre son intérêt privé à rester en Suisse. Il a estimé que la thérapie suivie par le recourant est couronnée de succès et qu'il s'intègre de plus en plus…