En Fait

Le 27 mars 2012, X. a été arrêté. Le ministère public de Baden a demandé au tribunal des mesures de contrainte du canton d'Argovie de placer X. en détention provisoire pour une durée initiale de trois mois. Le tribunal des mesures de contrainte a rejeté cette demande le 28 mars 2012 et a ordonné la libération de X. Le ministère public, qui n'avait pas participé à l'audience, a été informé de cette décision immédiatement par téléphone. Le ministère public a alors interjeté recours auprès du tribunal cantonal d'Argovie en moins de deux heures.

Le 29 mars 2012, la direction de la procédure de l'instance de recours a ordonné le maintien provisoire de la détention provisoire. Le 11 avril 2012, le tribunal cantonal a admis le recours du ministère public, a annulé la décision du tribunal des mesures de contrainte du 28 mars 2012 et a ordonné la détention provisoire de X. pour une durée de trois mois.

Le 30 avril 2011, X. a formé un recours en matière pénale contre cette décision auprès du Tribunal fédéral.

En Droit

Le Tribunal fédéral considère que, selon la jurisprudence, le ministère public a le droit de recourir contre une décision du tribunal des mesures de contrainte levant la détention. Cela découle de l'intérêt public au bon fonctionnement de la justice pénale.

Conformément à l'art. 226 al. 5 CPP, l'inculpé a droit à une mise en liberté immédiate si le tribunal des mesures de contrainte n'ordonne pas la détention provisoire. Pour concilier ce droit de l'inculpé avec le droit de recours du ministère public, le ministère public doit annoncer son recours immédiatement après avoir eu connaissance de la décision de libération et en principe avant le tribunal des mesures de contrainte. Cette annonce a pour effet que la détention se poursuit après la…