En Fait

X. a été placé en détention provisoire le 17 novembre 2004. Le 23 mars 2005, le Ministère public I du canton de Zurich lui a accordé l'exécution anticipée de la peine. X. est soupçonné, avec différents co-auteurs, d'avoir commis de nombreuses infractions patrimoniales et de faux en utilisant des sociétés écrans, pour lesquelles il fait l'objet d'une enquête pour escroquerie par métier, détournements répétés et mauvaise gestion répétée. L'inculpé admet partiellement les faits reprochés. La détention provisoire a d'abord été justifiée par des soupçons graves et un risque de collusion. Après l'incarcération d'un co-auteur présumé, le motif spécial de la détention lié au risque de collusion a disparu et la poursuite de la détention se fonde depuis février 2005 sur l'existence d'un risque de réitération.

En Droit

Le Tribunal fédéral considère que l'ordonnance de détention provisoire en raison du risque de récidive ou de réitération est proportionnée si le pronostic de récidive est très défavorable et que les délits à craindre sont de nature grave. En revanche, la simple possibilité hypothétique de la commission d'autres délits ainsi que la probabilité que seules des infractions mineures soient commises ne suffisent pas pour justifier une détention préventive.

Cependant, le Tribunal fédéral reproche au juge des mesures de contrainte de ne pas avoir examiné de manière approfondie la proportionnalité de la détention. En particulier, il n'a pas pris en compte la possibilité de mesures de substitution et l'aménagement de…