En Fait

La ressortissante turque A. vit séparée de son mari religieusement marié depuis 1975. En 1998, elle est entrée en Suisse avec un visa de visiteur. En 2003, elle a demandé sans succès l'asile pour motifs de famille et l'admission provisoire. En 2009, le Tribunal administratif fédéral a rejeté son recours, mais a ordonné que son séjour en Suisse soit réglé selon les dispositions sur l'admission provisoire.

En 2017, A. a déposé une demande auprès du canton de Fribourg pour convertir son admission provisoire en permis de séjour. En 2019, l'office cantonal a rejeté la demande, car A. ne s'est pas suffisamment intégrée et ne présente pas de cas de rigueur personnelle grave. Le recours contre cette décision est resté sans succès.

Par un recours de droit public, A. s'adresse au Tribunal fédéral. Elle demande l'annulation du jugement cantonal et l'ordre aux autorités de convertir son admission provisoire en permis de séjour.

En Droit

Le Tribunal fédéral examine d'abord s'il peut entrer en matière sur le recours. Il répond par l'affirmative, car A. fait valoir un droit potentiel en vertu de la Convention de régulariser sa présence en Suisse.

Sur le fond, le Tribunal fédéral constate que bien qu'A. soit limitée dans ses déplacements internationaux, elle jouit déjà d'un statut juridique et de fait comparable à celui du permis de séjour. Comme A. ne doit pas s'attendre à l'exécution de son renvoi à tout moment, sa présence en Suisse semble au moins aussi assurée que celle d'une…