En Fait
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours de X., victime d'abus sexuels commis par son oncle [Y.], contre l'arrêt de la Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois qui avait réduit le montant de l'indemnisation des frais scolaires supplémentaires alloués par le juge pénal.
X., née en 1985, a été victime d'actes d'ordre sexuel commis par son oncle [Y.] entre 1994 et 1997. Le Tribunal correctionnel du district de Nyon a condamné [Y.] à 18 mois d'emprisonnement avec sursis et a alloué à X. 35'785 francs de dommages-intérêts, dont 14'569 francs pour les frais d'internat pour l'année scolaire 1998-1999, ainsi que des frais d'externat pour les trois années suivantes.
Ne pouvant obtenir le paiement de ces sommes de [Y.] qui était sans ressources, X. s'est adressée à l'État de Vaud sur la base de la Loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI). L'État a accepté de verser l'indemnité pour tort moral de 8'000 francs et les frais non couverts de psychothérapie, mais a refusé de prendre en charge les frais supplémentaires d'écolage.
X. a alors déposé une demande d'indemnisation LAVI devant le Tribunal civil du district d'Yverdon. Celui-ci a alloué 12'825 francs, rejetant notamment les frais d'externat pour les deux années suivant la première année. La Chambre des recours du Tribunal cantonal vaudois a confirmé cette décision.
En Droit
Le Tribunal fédéral a jugé que l'instance LAVI n'était pas liée par les considérations de droit ayant conduit au prononcé civil du juge pénal. Elle peut notamment revoir la question de la causalité adéquate entre l'infraction et le dommage.
Bien que le placement en internat…