En Fait
Le ressortissant turc B., né en 1964, est entré pour la première fois en Suisse en 1989, où il a travaillé de 1990 à 1994. En 1994, après le rejet de sa demande d'asile, il est retourné en Turquie, ses cotisations AVS/AI/APG ayant été transférées à l'assurance sociale turque conformément à l'accord de sécurité sociale entre la Suisse et la Turquie. Il est revenu en Suisse le 19 juillet 1999 et a été reconnu comme réfugié le 22 juillet 2002.
B. s'est annoncé auprès de l'assurance-invalidité le 29 mars 2007 pour bénéficier de prestations (reconversion professionnelle). Cependant, l'office AI de Berne a nié à la fois le droit à des mesures professionnelles et le droit à une rente, les conditions d'assurance n'étant pas remplies.
En Droit
Le Tribunal fédéral a rejeté le recours. Il a conclu que B. n'a pas droit à une rente ordinaire de l'assurance-invalidité en vertu de l'art. 36 al. 1 LAI, car les cotisations versées de 1990 à 1994 ont été remboursées lors de son retour en Turquie en 1994 et ne peuvent donc pas être considérées comme des "cotisations versées" au sens de cette disposition.
Le droit à une rente extraordinaire de l'assurance-invalidité a également été nié, car B. n'a pas été assuré pendant le même nombre d'années que les personnes de sa génération, comme c'est également exigé pour les citoyens suisses.
En…