En Fait

Le litige oppose A.Y. et B.Y. (les demandeurs) à X. (le défendeur). Les demandeurs ont conclu avec le défendeur un contrat de vente publiquement authentifié portant sur un immeuble d'habitation et commercial avec restaurant, logement de tenancier, chambres d'hôtes, boulangerie et places de parc. Le prix d'achat a été fixé à 890'000 francs. Une indemnité de 100'000 francs a été convenue pour l'octroi du droit d'achat, que les demandeurs se sont engagés à payer solidairement. Ce montant devait être imputé sur le prix d'achat en cas d'exercice du droit d'achat, sinon il devait rester acquis au défendeur. Le droit d'achat a été accordé aux demandeurs pour une durée de 10 ans. Les parties ont également conclu le même jour un bail ferme portant sur l'immeuble, le loyer étant fixé à 5'208 francs par mois. Peu après le début du bail, les demandeurs ont accusé des retards dans le paiement des loyers, ce qui a conduit le défendeur à résilier le bail. Les demandeurs ont alors saisi le tribunal en demandant l'annulation du contrat de vente et du contrat de bail, ainsi que le remboursement de l'indemnité de 100'000 francs. Le tribunal de première instance a rejeté la demande et fait droit à la demande reconventionnelle du défendeur. En appel, le tribunal cantonal a réduit de deux tiers le montant de l'indemnité de 100'000 francs, le ramenant à 33'000 francs.

En Droit

Le Tribunal fédéral considère que les 100'000 francs versés par les demandeurs constituent une peine conventionnelle, et non un simple acompte. Bien que le paiement ait eu lieu avant la violation du contrat, le juge peut néanmoins réduire le…