En Fait
Née en 1974, M. a dû subir une intervention chirurgicale à l'hôpital X le 28 janvier 1997 par le Dr S., car elle souffrait d'infections péricoronaires et de kystes sur des dents de sagesse déplacées. Les coûts de cette intervention, s'élevant à 3 259,15 francs, ont été soumis par M. à son assurance-maladie Hermes. L'assurance-maladie n'a pris en charge que le montant réglementaire maximal de 150 francs de l'assurance complémentaire de frais de guérison et a refusé toute prestation de l'assurance-maladie obligatoire.
M. a fait opposition à la décision de l'assurance-maladie et a demandé que celle-ci soit tenue de prendre en charge les coûts de 3 158,95 francs liés à l'intervention du 28 janvier 1997. Le Tribunal administratif du canton de Berne a rejeté le recours, suite à quoi M. a déposé un recours de droit administratif auprès du Tribunal fédéral.
En Droit
Le Tribunal fédéral explique que les prestations des dentistes dans l'assurance-maladie obligatoire ne sont prises en charge que dans une mesure limitée, à savoir lorsque le traitement dentaire est rendu nécessaire par une maladie grave et inévitable de l'appareil masticateur. La disposition de l'art. 17 de l'Ordonnance sur les prestations de l'assurance-maladie obligatoire (OPAS) précise quelles maladies de l'appareil masticateur sont considérées comme graves.
Le Tribunal fédéral considère que la notion de gravité de la maladie selon l'art. 17 OPAS constitue un concept qualifié, plus élevé que la notion générale de maladie selon l'art. 2 al. 1 LAMal. Toute atteinte à la santé causée par des…