En Fait
Par jugement du 1er février 2005, les parties se sont séparées sur demande commune, avec l'approbation de la convention qu'elles avaient conclue. Elles n'ont pas pu s'entendre sur le traitement des dettes de l'épouse envers l'autorité d'assistance en raison des prestations d'aide qu'elle avait reçues entre la dissolution du ménage commun et le divorce. L'épouse a demandé que son mari soit tenu, sur la base de l'art. 125 CC, de continuer à verser des contributions alimentaires jusqu'à concurrence d'un montant total de 40'531.55 CHF, dans la mesure où elle serait tenue de rembourser les dettes d'aide sociale de 81'063.10 CHF ou les rembourserait volontairement. Le président du tribunal de Bremgarten et le Tribunal cantonal d'Argovie ont rejeté cette demande. L'épouse a interjeté appel contre le jugement du Tribunal cantonal.En Droit
Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, le minimum vital du débiteur d'aliments doit être préservé dans tous les cas lors de la fixation des contributions alimentaires. La conséquence de cette jurisprudence est que la partie ayant droit aux aliments doit supporter seule le manque à gagner résultant de la différence entre les moyens disponibles et les besoins alimentaires totaux. S'il doit recourir à l'aide sociale pour cela, il contracte alors des dettes envers les autorités d'assistance ou la collectivité, qui sont en tout cas personnelles si elles ont été contractées après l'entrée en séparation.
Le Tribunal fédéral refuse de faire supporter au…