En Fait
Le cas concerne la société anonyme X. SA, son président et directeur B.X., ainsi que son administrateur A.X., qui ont fait l'objet d'enquêtes pour soustraction fiscale menées par l'Administration fédérale des contributions. Le rapport d'enquête a été transmis au Service cantonal des contributions du canton du Valais, qui a ouvert des procédures en rappel d'impôt et en soustraction fiscale à l'encontre des intéressés.
La Commission de gestion du Grand Conseil du canton du Valais (COGEST) s'est saisie de l'affaire pour vérifier le bon fonctionnement des services étatiques, y compris celui du Conseil d'Etat, dans ce dossier. Le Conseil d'Etat a délié des secrets fiscal et de fonction divers employés du Service cantonal et autorisé ce service à remettre à la COGEST l'ensemble des pièces du dossier fiscal de l'affaire.
Les recourants ont saisi la Cour de droit public du Tribunal cantonal du canton du Valais d'un recours pour déni de justice formel, contestant la levée du secret fiscal et demandant une décision formelle à cet égard. Le Tribunal cantonal a déclaré le recours irrecevable, considérant que la levée du secret de fonction ordonnée par le Conseil d'Etat s'inscrivait dans la haute surveillance que le Grand Conseil exerçait sur l'administration cantonale.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné les griefs des recourants, notamment la violation de leur droit d'être entendus et de leur droit d'accès au juge. Il a considéré que la haute surveillance parlementaire sur l'administration cantonale revêt un caractère politique prépondérant, ce qui permet aux cantons de faire exception à la garantie de l'accès au juge.
Le Tribunal fédéral a également examiné la notion de haute surveillance parlementaire, qui consiste à vérifier que le pouvoir exécutif et…