En Fait

N. et L. sont propriétaires ou copropriétaires d'immeubles d'habitation dans le quartier "Chastli" à Schänis. Au sud-est de ceux-ci et en partie directement adjacents, une scierie est exploitée depuis toujours, que I. a largement rénovée et agrandie entre 1977 et 1980. En raison des nuisances sonores, N. et I. ont été en conflit pendant des années.

La commune de Schänis a l'intention de réaffecter le site de la scierie, qui se trouve par ailleurs sur le territoire communal et en partie en zone agricole, à la zone à bâtir. À cette fin, elle a édicté un plan partiel de zones et un plan d'aménagement "Mülenen". Le plan partiel de zones prévoit une zone verte adjacente à la propriété de N. et, à la suite de celle-ci, une plus grande surface de zone artisanale/industrielle soumise à un plan d'aménagement. Le plan d'aménagement contient des prescriptions détaillées en matière de construction et d'utilisation ainsi que des dispositions sur la protection contre le bruit.

N. et L. ont d'abord formé des oppositions auprès de la commune contre le plan partiel de zones et le plan d'aménagement, puis des recours auprès du Conseil d'État, chaque fois en demandant l'annulation des plans. Ils reprochent à la commune et au Conseil d'État de ne pas avoir respecté des principes essentiels du droit de l'aménagement du territoire et d'avoir enfreint les dispositions de la loi fédérale sur la protection de l'environnement.

En Droit

Le Tribunal fédéral examine d'office la recevabilité des voies de droit des recourants. Les plans d'affectation sont en principe soumis au recours de droit public, mais le recours de droit administratif peut exceptionnellement être admis lorsque des griefs relevant du droit fédéral sur la protection de l'environnement ou de la nature sont invoqués.

Les plans attaqués créent les bases juridiques de l'aménagement de la scierie et contiennent des dispositions détaillées sur la protection contre le bruit. Les recourants…