En Fait
Le cas concerne un accident de la route survenu à Zurich, dans lequel un piéton a été grièvement blessé par un conducteur en état d'ivresse. Le conducteur, Spadin, avait pris les rênes du véhicule appartenant à son collègue, Lutz, après une nuit de consommation d'alcool. Lutz avait conscience de l'état d'ivresse de Spadin et avait participé à la décision de se rendre à Zurich en voiture. Le tribunal de première instance a condamné Lutz pour blessures corporelles par négligence et complicité de conduite en état d'ivresse. La cour d'appel a confirmé le jugement, mais a rejeté l'accusation de blessures corporelles graves.
La Staatsanwaltschaft du canton de Zurich a formé un recours en nullité auprès du Tribunal fédéral, demandant l'annulation du jugement et le renvoi de l'affaire à la cour d'appel pour une nouvelle condamnation de Lutz pour blessures corporelles graves.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné la question de savoir si la décision de la cour d'appel était fondée sur une interprétation correcte des articles 125 al. 2 CP et 2 Abs. 1 VRV. Le Tribunal fédéral a considéré que la cour d'appel avait commis une erreur en rejetant l'accusation de blessures corporelles graves, car Lutz avait conscience de l'état d'ivresse de Spadin et avait participé à la décision de se rendre à Zurich en voiture.
Le Tribunal fédéral a également examiné la question de la causalité naturelle et adéquate entre le comportement de Lutz et les blessures corporelles subies par le piéton. Le Tribunal fédéral a considéré que la causalité naturelle était établie, car si Lutz n'avait pas laissé Spadin conduire son véhicule, l'accident n'aurait pas eu lieu.
Enfin, le…