En Fait
Le recourant, un ressortissant serbe, est arrivé en Suisse en 1983 à l'âge de 12 ans et dispose depuis d'une autorisation de séjour. Il a épousé en 1992 une compatriote et a deux enfants. La famille a vécu en Suisse jusqu'en 1995, puis la femme et les enfants ont quitté le pays. En 1999, ils sont revenus et le recourant a demandé à nouveau le rapprochement familial, qui a été rejeté. Le recourant a contesté cette décision devant le Tribunal administratif du canton de Lucerne, qui n'est pas entré en matière, car il a nié un droit à la réunification familiale.
Le recourant a formé un recours devant le Tribunal fédéral, qui doit maintenant statuer sur l'affaire. La question est de savoir si le recourant a un droit à la réunification familiale, bien qu'il ne dispose que d'une autorisation de séjour et non d'une autorisation d'établissement.
En Droit
Le Tribunal fédéral examine d'abord si le recourant a un droit à la réunification familiale. Il constate que ni la loi ni le règlement ne prévoient un tel droit. L'art. 17 al. 2 LSEE exige pour la réunification familiale la présence d'une autorisation d'établissement, que le recourant ne possède pas.
Le tribunal examine ensuite si le recourant peut se prévaloir de l'art. 8 CEDH (droit au respect de la vie privée et familiale) ou de l'art. 13 al. 1 Cst. Il constate que ces garanties ne sont pas absolues et qu'il s'agit d'une pesée des intérêts. Le recourant doit avoir un droit de séjour stable en Suisse pour se prévaloir de ces garanties.
Le tribunal conclut que le recourant a un droit de séjour stable en Suisse, car il vit en Suisse depuis plus de 20 ans, parle couramment l'allemand et n'entretient plus de relations avec son pays d'origine. Sa…