En Fait
La société [A.] Inc., une société anonyme de droit panaméen, a intenté une action contre la société [B. AG] en vue d'obtenir l'annulation de décisions d'assemblée générale. Les relations de sociétariat au sein de la société [A.] Inc. sont contestées. L'intervenant [C.C.] allègue qu'il a fait don à ses deux fils, [D.C.] et [E.C.] , d'un tiers des actions de la société [A.] Inc., mais qu'il a ultérieurement révoqué ce don. Les avocats [F.] et [G.] , qui représentaient la société [A.] Inc. dans la procédure cantonale, ont été déclarés irrecevables par la juridiction inférieure en raison d'un conflit d'intérêts.
La recourante, [A.] Inc., a formé un recours contre le jugement du Tribunal de commerce du canton d'Argovie, qui a déclaré irrecevable sa demande. La recourante soutient que la juridiction inférieure a à tort nié la validité de la procuration et violé le droit fédéral en ne vérifiant pas, selon le droit panaméen, qui sont les associés de la recourante et quels sont les droits qui leur sont conférés pour la représentation de la société.
En Droit
Le Tribunal fédéral examine d'office si le recours est recevable. Le recours est dirigé contre la décision d'un tribunal cantonal supérieur qui a statué comme juridiction spécialisée en matière commerciale. La recourante n'a pas obtenu gain de cause sur ses conclusions, il n'est pas nécessaire qu'il y ait un intérêt pécuniaire et le recours a été formé dans les délais.
La recourante soutient que la juridiction inférieure a à tort nié la validité de la procuration, car elle a appliqué le droit suisse au lieu du droit étranger applicable, en violation de l'art. 16 LDIP. La juridiction inférieure n'a pas établi le contenu du droit panaméen pour déterminer si les personnes agissant pour la recourante étaient habilitées à la représenter et si elles pouvaient établir des procurations valables pour la procédure litigieuse.
Le Tribunal fédéral décide que la juridiction inférieure a violé l'art. 16…