En Fait
X a subi un grave accident lors de son service militaire en septembre 1984, entraînant l'amputation de ses deux mains, une blessure à l'œil droit et des cicatrices au visage. Le Bureau fédéral de l'assurance militaire (BFAM) a reconnu la pleine responsabilité de l'assurance militaire et a accordé à X diverses prestations dans le cadre de sa réadaptation médicale, personnelle et professionnelle. Après examen de la question de la rente pour atteinte à l'intégrité, le BFAM a fixé le degré d'atteinte à 60% et a racheté la rente au 1er janvier 1986. X a contesté ce taux et le montant du rachat. Le tribunal cantonal a partiellement admis le recours en fixant le début du droit à la rente au 1er avril 1985. X a recouru au Tribunal fédéral des assurances.En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances considère que le degré d'atteinte à l'intégrité doit être fixé à 70% en raison de la perte des deux mains, de la blessure à l'œil droit et des cicatrices au visage. En effet, la perte des deux mains entraîne non seulement la privation complète de la fonction de préhension, mais aussi une limitation importante des capacités de perception, d'expression et de contact physique, ce qui constitue une atteinte très grave à l'intégrité. Par ailleurs, le droit à la rente pour atteinte à l'intégrité naît au 1er décembre 1984, dès lors que les conditions de la chirurgie plastique reconstructive n'étaient plus envisageables et que l'état du moignon était dans l'ensemble prévisible. Enfin, le rachat de la rente doit être effectué sur la base du revenu annuel…