En Fait
Le cas concerne un garde-fortifications assuré auprès de l'assurance militaire qui a été diagnostiqué avec une intolérance à l'amalgame selon la méthode de l'auriculothérapie. Le Tribunal fédéral des assurances doit déterminer si les coûts de diagnostic et de traitement (extraction de l'amalgame et élimination du mercure) doivent être pris en charge par l'assurance militaire en vertu de l'art. 16 al. 2 LAM.En Droit
Le Tribunal fédéral relève que l'art. 16 al. 2 LAM ne requiert pas expressément que les méthodes d'examen et de traitement soient scientifiquement reconnues, contrairement à l'art. 32 LAMal. Cependant, l'évaluation de l'efficacité d'une méthode diagnostique ou thérapeutique doit se faire de manière générale et non pas uniquement en fonction des résultats dans un cas particulier. Ainsi, le juge ne peut pas se fonder uniquement sur les résultats positifs du traitement chez l'assuré, mais doit examiner l'efficacité de la méthode de manière plus large.
Concernant la méthode diagnostique d'auriculothérapie utilisée, le Tribunal fédéral considère qu'elle ne peut pas être d'emblée écartée au seul motif qu'elle est controversée dans la médecine conventionnelle. Toutefois, son efficacité doit être évaluée de manière approfondie, en…