En Fait
A.A. (née en 1983), de nationalité afghane, est entrée illégalement en Suisse le 30 mai 2016 avec son mari B.A. (né en 1985) et leurs trois enfants C.A. (né en 2008), D.A. (né en 2010) et E.A. (né en 2013). Le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) n'a pas entré en matière sur sa demande d'asile et l'a renvoyée en Norvège. Le 4 octobre 2016, A.A. et B.A. ont été arrêtés. A.A. a été ramenée avec sa famille à Zoug et hébergée avec sa fille de quatre mois dans la prison de l'aéroport de Zurich. B.A. est resté dans le secteur de la détention en vue de l'expulsion de la prison de Zoug, et les trois enfants plus âgés ont été placés dans un foyer pour enfants par l'Autorité de protection de l'enfant et de l'adulte (APEA).En Droit
Les recourants ont fait valoir que l'instance précédente avait violé l'art. 3 CEDH (interdiction de la torture et des traitements inhumains ou dégradants) ainsi que l'art. 8 CEDH (droit au respect de la vie privée et familiale). Bien que la détention séparée des membres de la famille n'ait pas tout à fait atteint le seuil d'un traitement inhumain ou…