En Fait
X. a subi un accident de la route alors qu'il était sous l'influence de l'alcool (taux d'alcoolémie d'environ 1,5 pour mille) dans la nuit du 2 au 3 décembre 1988. Son véhicule fortement endommagé a été laissé de manière à entraver la circulation sur la route J 18 dans une courbe à gauche, sans qu'il n'ait immédiatement prévenu la police. Le Tribunal pénal du canton de Bâle-Campagne l'a condamné pour conduite en état d'ébriété, entrave à un prélèvement de sang et comportement fautif après un accident (au sens de l'art. 54 al. 2 OCR) à une peine de prison ferme de quatre semaines. Le Tribunal cantonal a partiellement admis l'appel de X. : il l'a acquitté de l'entrave au prélèvement de sang, l'a condamné pour conduite en état d'ébriété (art. 91 al. 1 LCR) et pour comportement fautif après un accident (art. 96 OCR) à une peine de prison ferme de trois semaines.En Droit
Selon l'art. 92 al. 1 LCR, est puni d'emprisonnement ou d'amende quiconque, lors d'un accident, viole les obligations que lui impose cette loi. L'art. 51 LCR régit le "comportement en cas d'accident" : en cas d'accident impliquant un véhicule à moteur ou une bicyclette, tous les participants doivent s'arrêter immédiatement et, dans la mesure du possible, assurer la sécurité du trafic (al. 1). L'art. 54 al. 2 OCR concrétise cette obligation en prévoyant que la police doit être immédiatement avertie si un danger ne peut pas être éliminé sans délai.
Bien que la violation de l'art. 54 al. 2 OCR constitue également une violation de l'art. 51 al. 1 LCR, le tribunal cantonal a condamné X. sur la…