En Fait
B.X., originaire de Turquie, né en 1962, est arrivé en Suisse en décembre 1989. Après le rejet de sa demande d'asile en août 1992, il a épousé une Suissesse en novembre 1992 et a obtenu la nationalité suisse en 1997. Lors de son départ de Turquie, B.X. a laissé sa fille A.X., née en 1987 d'une union hors mariage, auprès de sa mère en Turquie. Le 3 novembre 1999, A.X. est entrée en Suisse avec un visa de visite, et son père a alors déposé une demande de permis de séjour pour elle. La police des étrangers du canton de Zurich a rejeté la demande, au motif que les conditions du regroupement familial n'étaient pas remplies. Le Tribunal administratif du canton de Zurich a confirmé cette décision. A.X. a alors formé un recours de droit administratif auprès du Tribunal fédéral.En Droit
Le Tribunal fédéral rejette le recours de droit administratif. Il constate que A.X. a certes en principe un droit au regroupement familial avec son père conformément à l'art. 17 al. 2 LSEE et à l'art. 8 CEDH, étant donné qu'elle n'était pas majeure au moment du dépôt de la demande. Cependant, un tel droit au regroupement familial suppose que l'enfant entretienne des liens familiaux prioritaires avec le parent résidant en Suisse. Or, en l'espèce, ce n'est pas le cas, car A.X. a vécu jusqu'à l'âge de 13 ans avec sa mère et ses grands-parents en Turquie, et n'est arrivée en Suisse que peu avant sa majorité. Il n'apparaît pas…