En Fait

La défunte P.A. avait rédigé un testament public le 15 décembre 1988, dans lequel elle avait notamment institué R.S., le fils de sa fille encore vivante, comme héritier. Les descendants de ses deux autres enfants prédécédés, A., B. et C., avaient été réduits à leur réserve héréditaire. En avril 1990, A., B. et C. ont attaqué en nullité ce testament pour vice de forme. Le tribunal de première instance a rejeté leur demande, mais la cour d'appel du canton de Lucerne a finalement admis leur recours et déclaré le testament nul. R.S. a alors recouru au Tribunal fédéral, qui a rejeté son recours. Le Tribunal fédéral a considéré que le testament ne respectait pas les formes légales prescrites, car la testatrice n'avait pas elle-même lu l'acte, celui-ci lui ayant été seulement lu par le notaire en l'absence des témoins, avant qu'elle ne le signe.

En Droit

Le Tribunal fédéral rappelle que les dispositions légales sur la forme des testaments publics sont des conditions de validité et non de simple régularité. Bien que le Tribunal fédéral ait parfois admis des aménagements dans l'ordre des formalités, il considère qu'en l'espèce, le fait que la testatrice n'ait pas elle-même lu l'acte, celui-ci lui ayant…