En Fait
L'assurée [R.], née en 1939, a travaillé pour la Maschinenfabrik S. AG de 1972 à fin juin 1989 et était affiliée depuis janvier 1985 à la caisse de pension de la SBG (Sammelstiftung BVG der SBG). Depuis le 1er mai 1989, elle perçoit une rente complète de l'assurance-invalidité. De plus, depuis le 1er août 1989, la Caisse nationale suisse d'assurance en cas d'accidents (SUVA) lui verse une rente d'invalidité en raison d'une incapacité de gain de 32% due à une maladie professionnelle. Le 25 juillet 1991, [R.] a demandé à la caisse de pension de la SBG de lui verser également une rente d'invalidité. La caisse a reconnu ce droit en principe, mais a estimé ne devoir verser qu'une rente partielle de 68% en raison de la rente de 32% déjà versée par la SUVA. [R.] a alors saisi le tribunal des assurances du canton de Bâle-Campagne, qui a admis en principe son droit à une rente d'invalidité de la caisse de pension. Celle-ci a recouru contre cette décision au Tribunal fédéral des assurances.En Droit
Le Tribunal fédéral des assurances considère que la caisse de pension ne peut plus se prévaloir de sa bonne foi concernant la conformité légale de l'art. 52 de ses dispositions générales (AVB) à partir de novembre 1990, date à laquelle elle a dû avoir connaissance du contenu essentiel de l'arrêt du 31 août 1990 déclarant illégal l'art. 25 al. 1 OPP 2 sur lequel se fondait l'art. 52 AVB. Dès lors, la caisse de pension est tenue de verser à l'assurée une rente…