En Fait
Le requérant X. a été placé en détention provisoire puis en détention pour des motifs de sûreté à la prison de Champ-Dollon à partir du 8 mai 2013. Il a ensuite été condamné le 4 février 2014 à 4 ans de privation de liberté, sous déduction de 274 jours de détention avant jugement. Après l'entrée en force du jugement pénal le 17 septembre 2014, X. s'est plaint de ses conditions de détention depuis mai 2013 et a conclu à la constatation de l'illicéité de sa détention et à une remise de peine.
Le Tribunal d'application des peines et des mesures (TAPEM) a constaté que les conditions de détention n'avaient pas respecté les exigences légales pendant 103 jours avant l'entrée en force du jugement. Cependant, la Chambre pénale de recours de la Cour de justice du canton de Genève a rejeté le recours de X. contre cette décision.
En Droit
Le Tribunal fédéral a examiné la question de savoir si X. pouvait prétendre à une réduction de sa peine à titre de compensation pour les conditions de détention jugées illicites. Il a rappelé que, selon la jurisprudence, lorsque des irrégularités ont entaché la procédure relative à la détention provisoire, elles peuvent être réparées par une décision de constatation. L'autorité de jugement doit ensuite examiner les possibles conséquences de ces violations, notamment par le biais d'une indemnisation ou d'une réduction de peine.
Cependant, le Tribunal fédéral a considéré que, après l'entrée en force du jugement pénal, la prétention du requérant à une réparation en nature sous forme d'une réduction de la durée de sa privation de liberté entre en conflit avec l'autorité de chose jugée du jugement pénal. Le…